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	<title>Spanky Few - Culture &#38; Innovation &#187; Tara Lennart</title>
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	<description>Le magazine de l&#039;innovation culturelle</description>
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		<title>Editions Hackoeurs : l&#8217;amour à l&#8217;ère du virtuel</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2015 07:56:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tara Lennart]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment parler d’amour en 2015 ? D’amour ou d’Amour, à l’ère du virtuel, des applications mobiles et de la consommation à outrance. Difficile, sans doute, sans tomber dans le niais, le mièvre, le vulgaire, le caricatural. Difficile mais pas impossible, comme le montre ce livre-concept truffé de flashcodes et édité par des étudiants qui en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Comment parler d’amour en 2015 ? D’amour ou d’Amour, à l’ère du virtuel, des applications mobiles et de la consommation à outrance. Difficile, sans doute, sans tomber dans le niais, le mièvre, le vulgaire, le caricatural. Difficile mais pas impossible, comme le montre ce livre-concept truffé de flashcodes et édité par des étudiants qui en ont sous le pied : <a href="http://hackoeurs.com" target="_blank">Hackoeurs</a>.</h2>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2015/05/Editions-Hackoeurs-spanky-few.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-12161" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2015/05/Editions-Hackoeurs-spanky-few.jpg" alt="Editions-Hackoeurs-spanky-few" width="480" height="586" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> Quand on m’a parlé du concept, je nourrissais les plus profonds doutes. Certes, le projet sonnait bien sûr le papier, certes, ces petits jeunes ont l’air de connaître leur métier, certes, l’idée est originale, MAIS : c’est plus que périlleux à aboutir. L’amour n’a jamais été aussi omniprésent et aussi absent à la fois, produit marketing vidé de son essence mystique. On nous vend des images glacées, des situations idéales, des promesses à tout bout de pub, film, discours social pour aboutir à des taux de divorces étourdissants, des gens seuls et des désabusés de première classe, préférant cultiver une image de salauds/salopes plutôt que de risquer de se faire passer la bague au doigt. Bienvenue dans le monde de la génération Y.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce joyeux paysage où cupidon ferait mieux de cotiser pour sa retraite, ces 15 étudiants du Master 2 « Métiers de l’édition, création éditoriale multisupport » de la Sorbonne publient une anthologie texte/image sur le thème de l’amour, oui, mais l’amour passé à la moulinette du virtuel et de tous les désagréments qu’il peut amener. 3 parties thématiques, « Online », « Hacker », « Nextgen », pour faire le tour, QR codes à l’appui, de la question de la rencontre amoureuse 2.0, pour le meilleur et aussi pour le pire et le plus bizarre. Comme dans la vie, pourrait-on dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelles, poésies, théâtre, on trouve de tous les styles, pour tous les genres et toutes les situations, sans jamais tomber dans le cliché (après tout, le principe même de rencontre par internet est un cliché!) ni le facile ou gnangnan. Le livre lui-même est particulièrement beau, avec un travail graphique élégant, des clins d’oeil subtils, niveau visuel, c’est vraiment abouti ! Petit crush sur les QR codes à flasher pour avoir accès à des informations supplémentaires, « contenu enrichi » dit-on quand est capable de retrouver ses mots… Hackoeurs dresse un panorama de la démarche amoureuse actuelle, avec ses difficultés et ses petits traits touchants, l’humanité dans l’irréel.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, qu’on le veuille ou non, le virtuel, on passe tous par là, qu’on aime ou non. Par curiosité, par facilité, par dépit, par ce qu’on veut, on s’est tous inscrits sur ces sites marchés où on matche, like, love, et autres conneries marketing destinées à essayer de nous faire oublier qu’on est en train de faire son marché, qu’il n’y a qu’une envie animale et primaire là dessous et qu’on a devoir blablater des heures, juste parce qu’on n’arrive pas à dire « j’ai envie de baiser ». S’est-on déjà posés avec du recul, un minimum de bon sens sur le sens, justement de ces clics et compagnie ? À mon sens de vieille désabusée d’un peu plus de 30 ans, il ne peut pas y avoir de chimie en surfant sur un site. On peut avoir envie de quelqu’un comme on aura envie d’un t-shirt. Pour ma part, j’ai plus de désir pour un t-shirt que pour les bombes prétendues des sites de rencontres. Une « rencontre », un déclic, ça se fait en une seconde, dans une file d’attente, dans un bar, dans le métro, chez des amis, ce que tu veux. Mais ça passe par une alchimie réelle. On peut baver sur son ordinateur et débander quand on se rend compte que notre conquête a l’accent de Marseille (ou d’ailleurs, je ne veux vexer personne). Le désir ne se commande pas. La rencontre, ce n’est pas une pizza quatre saisons livrée en moins de vingt minutes chez toi.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à notre mouton, le joli et très abouti Hackoeurs, toute ressemblance avec des faits, etc. est sans doute totalement voulue, et c’est pour ça qu’on aime!</p>
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		<title>Editeurs indépendants : les maisons du bonheur</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2015 08:02:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tara Lennart]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est un magazine grand public qui m’a fait sortir les crocs il y a quelques temps. Soudain, un média qui ne brille pas toujours par sa subtilité intellectuelle découvrait l’édition indépendante, le viseur même de BooKalicious. L’essentiel de ma Pile à Lire, qu’elle soit personnelle ou professionnelle. Des éditeurs indépendants, il y en a. Des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">C’est un magazine grand public qui m’a fait sortir les crocs il y a quelques temps. Soudain, un média qui ne brille pas toujours par sa subtilité intellectuelle découvrait l’édition indépendante, le viseur même de <a href="http://bookalicious.fr%20" target="_blank">BooKalicious</a>. L’essentiel de ma Pile à Lire, qu’elle soit personnelle ou professionnelle.</h2>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2015/04/11160176_356839241179775_771533697_n.jpg"><img class="aligncenter wp-image-12012" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2015/04/11160176_356839241179775_771533697_n.jpg" alt="bookalicious-spanky-few" width="600" height="800" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Des éditeurs indépendants, il y en a. Des bons, des vrais, des gens capables de prendre des risques et d’offrir une littérature de qualité à un lectorat réduit, mais fidèle. « Parle-moi de tes éditeurs préférés » m’a proposé <a title="À propos" href="http://www.spanky-few.com/apropos/" target="_blank">Déborah</a>. J’ai sauté sur l’occasion!</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus dur ? En choisir ! Parmi Allia, Tristram, La Ville Brûle, Antidata, Christophe Lucquin, Le Diable Vauvert, 13e Note, Gallmeister, Monsieur Toussaint Louverture, Cambourakis, Christian Bourgois, Sabine Wespieser, La Manufacture de Livres, Derrière la Salle de Bains, E-Fractions, Asphalte, Claire Paulhan, Finitude, L’Editeur Singulier… Imaginez un dilemme cornélien sous uranium entouré de zombies véganes et de poussins cannibales. Vous êtes prêts ?</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.audiable.com" target="_blank"><strong>Le Diable Vauvert</strong></a></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec le Diable, c’est une histoire d’amour qui dure depuis… Près de 15 ans. Adolescente, je découvre Poppy Z Brite et une littérature qui deviendra mon univers de prédilection. C’est par hasard que je vois un livre du Diable Vauvert sur une table de librairie : un Poppy que je n’avais pas lu. Au Diable, ce sont d’abord les couvertures qui m’avaient interpellées, ce côté très anglo-saxon et imagé, loin des couvertures tristounettes ou uniformes propres à la France. J’aime leur éclectisme, le fait de pouvoir aussi bien lire Lydia Lunch que Titiou Lecoq, Poppy Z Brite qu’Irvine Welsh, Tao Lin que David Foster Wallace ou John King. Ils arrivent, avec leur ligne éditoriale à la fois ouverte et très pointue, à cibler large sans pour autant se vendre aux têtes de gondoles ni sacrifier l’underground au mainstream.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>13e Note</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Feu 13e Note, devrais-je dire. Lancée en 2009, la maison a mis la clé sous la porte l’année dernière, provoquant une vague de dépression chez les amateurs de « contre littérature » ou littérature un peu trash aux entournures, tournées vers des losers, des anciens junks, des trajectoires de vies abîmées et magnifiées par des plumes trempées dans l’acide. Si vous avez des livres de cette maison, gardez-les précieusement. Ils ne se trouvent plus et commencent à s’arracher à prix d’or! 13e Note m’a fait découvrir Mark Safranko, dévorer Dan Fante, Rob Roberge, Tony O’Neill, Patrick O’Neil, Antonia Crane, Olivier Martinelli, JR Helton… Bref des écrivains qui en ont sous le pied et parlent sans faux-semblants de leurs galères et de leur vie en morceaux. C’était une vraie maison rock’n’roll, avec une ligne éditoriale certes très restreinte, mais vraiment pointue pour les amateurs de ce genre littéraire.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.gallmeister.fr" target="_blank"><strong>Gallmeister</strong></a></h2>
<p style="text-align: justify;">Avec eux, comment dire… D’une part on peut choisir les yeux fermés n’importe lequel de leurs livres, et d’autre part, chaque newsletter s’accompagne d’une excitation doublée de « mais je ne vais jamais avoir le temps de tout lire, je veux TOUT lire!! ». Spécialisés dans la littérature américaine, dans les voix singulières qui parlent de guerre, de grands espaces, de dilemmes intérieurs, de vies pas toujours très simples, les Editions Gallmeister ne sortent jamais de mauvais livre, ou de « ouais c’est pas mal ». Ils sont excellents! Les écrivains qu’ils publient, quels que soient leurs récits, leurs parcours, leurs histoires, sont tous de grands romanciers, au sens classique du mot presque. On flirte avec la Grande Littérature, les pieds dans le cambouis et les mains dans la besace de pêche. Leurs polars aussi sont vraiment géniaux, toujours surprenants, décalés, grinçants… Enfin c’est une maison que je commence à vénérer sérieusement et dont je parle le plus souvent possible. Une telle qualité, ça se défend!</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://leseditionsderrierelasalledebains.bigcartel.com" target="_blank"><strong>Derri</strong><strong>ère la Salle de Bains</strong></a></h2>
<p style="text-align: justify;">Ici, on est dans un autre genre d’édition, on est dans l’artisanat. On m’a parlé de cette maison un jour, par hasard, et j’ai été séduite par le concept : des livres objets fabriqués à la main, en tirages minuscules donc. Ils ne comportement que quelques pages chacun, poèmes, dessins, textes courts, mais sont absolument superbes. On trouve Burroughs, Darc, Gysin, Thompson, Bukowski, c’est très « alternatif » comme culture, assez underground, mais sans stéréotypie aucune. L’éditrice, Marie-Laure Dagoit, est une anarchiste littéraire, un esprit libre et insoumis qui adore son métier, qu’elle connaît parfaitement et défend avec plaisir et humour. Elle fabrique elle-même les livres, des typos de la couverture au pliage, qu’il s’agisse de petits livres ou de coffrets. Il y a même des bagdes, des crayons, des coloriages, des livres de photos licencieuses… Enfin c’est vraiment beau, j’en achète souvent en me disant que ça sera super pour des cadeaux, mais je les garde tous jalousement.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je me renierais si je ne parlais pas de quelques petits éditeurs qui ont le bon goût de proposer des nouvelles. Genre à part entière aux USA, la nouvelle en France, c’est mal vu. Soit c’est limité aux gens qui ne savent pas écrire et se contentent de faire court en espérant que ça passe, soit c’est considéré comme « pas vendeur » donc très difficile à placer pour l’auteur, et à trouver pour le lecteur. J’ai découvert quelques maisons récemment qui en éditent, et de très bonne qualité. <a href="http://www.zinc-editions.net">Zinc Editions</a> &#8211; très conceptuels et disjonctés aussi, avec des livres objets improbables en plus de leurs nouvelles à l’unité &#8211; , <a href="http://editionsantidata.blogspot.fr">Antidata</a> &#8211; qui publie des recueils thématiques ou d’un seul auteur, et des textes courts &#8211; , et bien sûr, <a href="http://e-fractions.com">E-Fractions</a>, maison d’édition numérique qui a le bon goût de proposer de la vraie littérature contemporaine, de la nouvelle au roman, en passant par le journal de bord d’écrivain. Et je vais m’arrêter là parce qu’après, tout le monde dormira. A vos librairies!</p>
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