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	<title>Spanky Few - Culture &#38; Innovation &#187; Eugénie Goloschapov</title>
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	<description>Le magazine de l&#039;innovation culturelle</description>
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		<title>Claire Medici, une cartographe pas comme les autres</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2018 08:06:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Passionnée de cartographie et d&#8217;art graphique, Claire Medici imagine des cartes utiles et ludiques grâce aux outils professionnels de la géomatique et de l&#8217;infographie. Claire, ingénieure en géomatique est tombée dans la cartographie un peu par hasard, en fin de son cursus de classe prépa. N’étant pas du tout motivée par une école d&#8217;ingénieur généraliste, elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Passionnée de cartographie et d&rsquo;art graphique, Claire Medici imagine des cartes utiles et ludiques grâce aux outils professionnels de la géomatique et de l&rsquo;infographie.</h2>
<p style="text-align: justify;">Claire, ingénieure en géomatique est tombée dans la cartographie un peu par hasard, en fin de son cursus de classe prépa. N’étant pas du tout motivée par une école d&rsquo;ingénieur généraliste, elle a eu l’envie de se spécialiser à coup sûr, mais ne savait pas vraiment dans quel domaine. Frappée par la sortie de Google Earth quelques années plus tôt, subjuguée par la magie de se balader partout sur Terre depuis son écran, elle s’intéresse alors à la géomatique. C&rsquo;est au cours de sa dernière année d&rsquo;étude et grâce aux cours d&rsquo;histoire de la cartographie qu’elle s’est attachée à l&rsquo;objet qu&rsquo;est la carte et à ce qu&rsquo;elle avait pu être dans le passé. Attention, Claire n’est pas non plus une geek de la « Carto », elle fait aussi de la céramique et du jardinage, toujours en musique. Elle a accepté de répondre à quelques questions sur son travail et son site <a href="http://cartographisme.com/" target="_blank">cartographisme.com</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2018/05/DSC_0795ret.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-14374" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2018/05/DSC_0795ret-1024x1024.png" alt="cartographisme-spanky-few" width="750" height="750" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment est venue ton idée de produire ces cartes originales ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai donc fait une dernière année de spécialisation en cartographie et notamment en cartographie pour l&rsquo;édition (journaux, manuels d&rsquo;histoire-géo). C&rsquo;est cette année-là que s&rsquo;est développé en moi « l’amour » de la carte. Puis j&rsquo;ai plongé dans le grand bassin de l&rsquo;emploi et malheureusement je n&rsquo;ai pas du tout atterri dans le secteur de la cartographie, mais plutôt dans la gestion de données spatiales, dans l&rsquo;industrie énergétique. J&rsquo;ai attendu quelques années puis je suis tombée sur un discours qu&rsquo;on entend souvent, que l’on pourrait résumer par &laquo;&nbsp;soit le changement que tu veux être&nbsp;&raquo;. Je ne touchais plus du tout à la cartographie papier alors que j&rsquo;adorais ça. Je me donc suis prise en main et ai décidé de faire ce que j&rsquo;aimais sans que personne ne me le demande. Ensuite, l&rsquo;élément déclencheur en lui-même a vraiment été la recherche insatisfaisante d&rsquo;une carte des vins pour ma petite cave à vin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel est le &laquo;&nbsp;truc en plus&nbsp;&raquo; de tes cartes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la carte des vins il y avait vraiment un créneau à prendre dans la carte « moderne » car le marché est assez saturé en carte des vins classique, style « carte ancienne ». Sur ce point j&rsquo;ai vraiment pris le contre-pied du marché pour attirer ou satisfaire un autre public (dont moi). Pour les autres cartes en règle générale, j&rsquo;essaie de donner un style un peu pétant, un peu graphique. Je suis pas mal influencée par tout ce qui est « data viz » : c&rsquo;est beau, c&rsquo;est complexe et super riche en données.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les thèmes de tes cartes sont pour le moment axés sur le vin et la randonnée, songes-tu à développer d&rsquo;autres thèmes ? Sais-tu quels sont les demandes sur le marché en termes de cartes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Généralement ce sont les plans de villes, les cartes de randonnée qui fonctionnement bien. Je travaille actuellement sur une carte pour course d&rsquo;orientation, donc ça tourne toujours un peu autour des mêmes thèmes. J’adorais faire un plan de pistes un jour ! La perspective cavalière c&rsquo;est un petit défi pour une cartographe !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu exerces pour le moment cette activité en parallèle de ton métier, est-il prévu que ton activité bascule totalement sur CartoGraphisme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, aujourd&rsquo;hui je fais ça en &laquo;&nbsp;side project&nbsp;&raquo; on pourrait dire, j&rsquo;aimerais que cela prenne un peu plus de place, un à deux jours par semaine par exemple, à court terme je ne pense pas basculer à 100% dans cette activité, mais à long terme peut-être !</p>
<h5 style="text-align: justify;"></h5>
<h5 style="text-align: justify;">Liens vers CartoGraphisme : <a href="http://cartographisme.com/">http://cartographisme.com/</a> // <a href="https://www.facebook.com/cartographismeshop/">https://www.facebook.com/cartographismeshop/</a></h5>
<h5 style="text-align: justify;"></h5>
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		<title>Dirty Sexy Valley : de l&#8217;horreur et du sexe</title>
		<link>https://www.spanky-few.com/2017/05/18/dirty-sexy-valley-de-lhorreur-et-du-sexe/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 May 2017 07:27:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Eugénie Goloschapov se penche aujourd&#8217;hui sur Dirty Sexy Valley, le premier roman d&#8217;Olivier Bruneau, qui mêle habilement sexe, horreur et dimension comique. Entre Tarantino et Michel Levesque, rencontre avec un auteur qui a écrit un livre déjà calibré pour le cinéma. Il est de ces ouvrages qu’il nous est impossible d’aborder en toute quiétude. En [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Eugénie Goloschapov se penche aujourd&rsquo;hui sur Dirty Sexy Valley, le premier roman d&rsquo;Olivier Bruneau, qui mêle habilement sexe, horreur et dimension comique. Entre Tarantino et Michel Levesque, rencontre avec un auteur qui a écrit un livre déjà calibré pour le cinéma.</h2>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/05/Couv.jpg"><img class="aligncenter wp-image-14237" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/05/Couv-707x1024.jpg" alt="Tucker-spanky-few-livre" width="500" height="724" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est de ces ouvrages qu’il nous est impossible d’aborder en toute quiétude. En effet, « Dirty Sexy Valley » impressionne par sa première de couverture, effraie avec sa quatrième. J’ai débuté la lecture avec la légère angoisse de ne pas être le public initialement visé : j’avais du Livre Coquin l’image de récits basiquement salaces, ne suscitant que très rarement des émotions chez moi. « Dirty Sexy Valley » n’est pas un Livre Coquin. C’est un enchaînement de tableaux cinématographiques souvent sales décrits à l’aide d’un sens aigu de la métaphore comique, servant un scénario rythmé rendant hommage à tous nos films d’horreur préférés.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fois emballée par ma lecture et déjà nostalgique de l’avoir terminée, j’ai préparé quelques questions pour Olivier Bruneau, l’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Olivier, il s’agit là de ton premier roman. Quel est le parcours qui t’a amené à devenir auteur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au départ j’écrivais des scenarii, j’ai vendu quelques projets, sans pouvoir en vivre. Écrire un scénario est soumis à beaucoup de contraintes, c’est un exercice très calibré. Entre une idée de départ et son résultat final, il y a une grosse différence, qu’on le veuille ou non, on se censure pour coller à des standards. Contre cette frustration, j’ai voulu un projet complètement libre, je me suis fait plaisir, et je suis naturellement allé vers l’horreur, le cul et la blague…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On sent que tu affectionnes les films d’horreur, mais le genre littéraire que tu développes est hybride : Horreur/Sexe/Comique. Comment t’es-tu retrouvé au croisement de ces trois genres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’origine j’ai commencé par écrire des nouvelles érotiques sur un ton un peu badin, avec une certaine ironie. Ce qui me plaît dans le sexe et l’horreur c’est que ce sont des genres « coupables » moins valorisés, voire méprisés. Ce sont pour moi des genres de péchés mignons, qui me permettent d’avoir une écriture libérée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel axe as-tu privilégié ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’axe privilégié est le sexe, ensuite l’horreur : j’en suis un très grand fan. Le comique s’est imposé, car je n’imagine pas un seul instant que tout ce que je raconte soit sérieux ; il se trouve que les trois genres réunis fonctionnent très bien ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’érotisme/pornographie du livre est souvent exagéré, voire peu crédible. Pourquoi ? N’as-tu pas peur de décevoir une partie des lecteurs ? Veux-tu faire rire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai mélangé dans le livre de « l’excitant » et du « non excitant » : des scènes classiques, réalistes et sensuelles entre étudiants d’un côté, des scènes « trash » et perverses du côté des personnages dégénérés. Même si certains passages vont trop loin, chacun est libre d’y trouver du plaisir, d’y voir un questionnement sur le parallèle entre souffrance et plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu visé un public particulier ? Qui imagines-tu lire ton roman ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, je n’imaginais personne le lire à part moi… Je pense aux cinéphiles, fans de série B, voire série Z (i.e. : réalisation avec un budget moindre), aux fans de cinéma d’horreur. Pour l’instant, le livre plaît à des personnes diverses qui n’ont pas forcément ces cultures, à des lecteurs assidus comme d’autres, plus occasionnels. Si j’ai bien sûr une grande exigence de qualité dans l’écriture, j’ai tout fait pour qu’il reste facile à lire, sans être racoleur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>Quels genres de livres aimes-tu ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’aime les auteurs américains des années 50, 60 et 70 comme Richard Brautigan, Kurt Vonnegut, John Fante. Pour le roman, mes influences ont été très diverses. « Delivrance » de James Dickey, Harry Crews pour sa peinture &laquo;&nbsp;haute en couleur&nbsp;&raquo; de l’Amérique white trash. Il y a aussi « Charlotte Simmons », un excellent roman de Tom Wolfe sur la vie étudiante dans les campus US ou encore « Misery Loves Comedy », un incroyable album BD d&rsquo;Ivan Brunetti, hilarant et désespérant festival de blagues et de dessins tous plus trash les uns que les autres, sans aucun tabou ni limite… Pour ce qui est du genre érotique, mes influences sont Sade, pour le raffinement des tortures qu’il évoque, Pierre Louÿs, un auteur de la fin du XIXe siècle écrivant sur le sexe débridé, drôle, décomplexé, et de fait : dédramatisé. Il a également un certain sens de la punchline ! Enfin, le cinéma d’horreur, en particulier les « Redneck movies » m’ont inspiré pour Dirty Sexy Valley. D’ailleurs, je recommande l’essai « Redneck movies : ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain » de Maxime Lachaud afin d’en savoir plus sur le genre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On croirait que ton livre est déjà adapté pour le cinéma. Penses-tu qu’il pourrait attirer les cinéastes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il est construit comme un scénario de film d’horreur : un enchaînement de scènes et de tableaux. Mais je pense que le marché du cinéma n’est pas prêt pour mettre en images des scènes aussi explicites. Je ne demande qu’à avoir tort !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le style d’écriture est élégant et contraste avec les horreurs du livre. Je dirais même que tes écrits sont distants et neutres avec l’histoire. As-tu adapté le style exprès ? Ou bien est-ce ton style naturel ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai voulu me positionner en narrateur distancié afin que le « film raconté » soit littéraire et léger. Je ne prends jamais de ton horrifié. Le choix s’est fait de manière naturelle, je ne l’ai pas calculé. J’y trouve un effet parodique, dédramatisant : on regarde tout ça avec distance en se disant « Allons plus loin encore, ce n’est pas grave ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au même titre que je me suis toujours demandé si les acteurs avaient envisagé que leurs parents les voient passer à l’acte dans des scènes X, as-tu fait lire ton œuvre à tes parents ? À la fin du livre tu dis espérer que ta maman ne le lise jamais…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne leur ai pas encore fait lire, mais ils savent que le livre existe. Je ne vais pas les obliger à le lire c’est certain. Dans l’idéal, j’aimerais qu’ils en soient contents, mais sans le lire ! Ils pourraient se demander ce qui n’allait pas dans la manière dont ils m’ont éduqué…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Penses-tu que les artistes du porno et/ou de l’horreur sont des personnes dont on a raté l’éducation (rires) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, j’ai été très bien éduqué ! Mais il y a toujours des tabous, dans tous les foyers. En grandissant, on les explore, on les relativise, ou on en développe d’autres…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>Es-tu plutôt fier ou honteux à l’idée que tes parents le lisent, et même que tout le monde le lise en fin de compte ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis fier de ce roman, mais je dois bien avouer qu’en écrivant certaines scènes j’ai eu un peu honte… Mais ces scènes vont tellement loin qu’elles en sont grotesques, et en deviennent drôles. Comme je l’ai fait lire à quelques personnes et que j’ai reçu de bons retours, j’ai senti que ça fonctionnait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as déjà écrit des nouvelles érotiques sous un pseudonyme. Pourquoi avoir choisi d’apposer ton véritable patronyme sur Dirty Sexy Valley ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, comme évoqué tout à l’heure le premier exercice auquel je me suis prêté a été d’écrire une nouvelle érotique pour un recueil édité par la Musardine. J’ai donc découvert qu’il fallait trouver les bons mots pour que le récit soit excitant, trouver une construction afin de développer une montée du désir. C’est un bon exercice, car il faut respecter des contraintes imposées et ce n’est pas si facile, car on dispose de peu de pages (environ 10 à 15) pour exciter le lecteur !</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis longtemps posé la question du recours au pseudonyme pour des raisons « sociales », toujours à cause des tabous autour du sexe. Mais avec ce livre, j’invite surtout le lecteur à s’amuser, notamment grâce à cette distance qui contraste avec la dégénérescence et la perversion ambiante. Je suis fier de ce premier roman, j’assume totalement d’apposer mon vrai patronyme !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><a href="https://le-tripode.net/livre/olivier-bruneau/dirty-sexy-valley" target="_blank">Sortie du roman le 1er juin</a>.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><strong>Légende illustration « Tucker » : </strong>&laquo;&nbsp;une parodie de film d&rsquo;horreur hilarante, qui reprend les clichés du genre pour mieux les détourner, ce que j&rsquo;ai essayé de faire à ma façon avec Dirty Sexy Valley&nbsp;&raquo; <strong>Crédit illustration « Tucker » : </strong>&laquo;&nbsp;Tucker and Dale Vs Evil&nbsp;&raquo; (2010) d&rsquo;Eli Craig / Photo by Dan Power &#8211; © Hillbilly Hero Productions Ltd.</h6>
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		<title>Rencontre avec Morgane Canastra, co-fondatrice de l’application WYKER</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2017 07:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[** Notre chroniqueuse musique, Eugenie Goloschapov, partage avec nous son expérience de Wyker, une toute nouvelle application musique ** Voyant depuis peu un nouveau logo apparaître dans le paysage des applications dédiées aux concerts, j’avais envie d’en savoir plus et de rencontrer sa jeune créatrice : Morgane Canastra. L’application WYKER Présente-nous l’application, ce qu’elle offre. Quand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">** Notre chroniqueuse musique, Eugenie Goloschapov, partage avec nous son expérience de <a href="http://www.wyker-app.com" target="_blank">Wyker</a>, une toute nouvelle application musique **</p>
<h2 style="text-align: justify;">Voyant depuis peu un nouveau logo apparaître dans le paysage des applications dédiées aux concerts, j’avais envie d’en savoir plus et de rencontrer sa jeune créatrice : Morgane Canastra.</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-14093" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few.jpg" alt="wyker-morgane-canastra-spanky-few" width="640" height="640" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;">L’application WYKER</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Présente-nous l’application, ce qu’elle offre. Quand est-elle sortie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">WYKER est une application qui suggère des évènements musicaux aux utilisateurs en fonction de leurs goûts et de leur localisation. Elle est sortie officiellement début novembre et est disponible sur l’App Store et sur Google Play.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment as-tu eu cette idée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis une grande fan du groupe électronique allemand Kraftwerk et l’information de leur concert à la fondation Louis Vuitton ne m’est jamais arrivée aux oreilles. Je l’ai su deux jours après la date du concert en regardant les affiches dans le métro. Je me suis dit qu’il y avait forcément une application qui existait pour que ce genre de situation ne se produise pas. Je n’en ai pas trouvé en français, j’ai donc envisagé d’en créer une moi-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que WYKER apporte c’est la personnalisation des propositions de concerts en fonction des goûts musicaux de l’utilisateur. Est-ce vraiment pertinent pour quelqu’un qui aime par exemple un style très précis d’électro ou de metal ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les styles sont très généralistes, car ce sont ceux répertoriés par Digitick, le distributeur de tickets de spectacles. Ce que l’on aimerait à terme, c’est déployer aussi les styles de « niches » pour toucher également ce public et rendre l’application davantage pertinente. On espère pouvoir le mettre en place dans la version 2 de WYKER, qui est pour l’instant prévue pour courant septembre 2017.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À l’inverse, comment cette application peut être pertinente pour quelqu’un qui aime tous les styles de musique ou presque ? Doit-il faire un tri par lui-même ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il pourra utiliser le filtre du périmètre géographique selon ses envies et ses déplacements !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>L’application développe un aspect de réseau social, quel est-il ? Qu’est-ce qu’il apporte ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’application permet de se signaler comme étant présent à un évènement et ainsi de voir quels autres Wykers sont également présents. Cela permet de créer des rencontres « In Event ». À la suite du concert, les Wykers peuvent partager leurs photos de la soirée avec la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>Penses-tu que cet aspect est indispensable au succès d’une application ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec WYKER nous avons vraiment misé sur cet aspect donc oui, c’est indispensable pour nous, c’est même notre différence avec la concurrence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On peut acheter des billets via l’application. Les billets sont –ils plus cher sur WYKER que sur les autres plateformes de vente ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les prix sont ceux de Digitick, car nous avons développé un partenariat avec eux. Si l’utilisateur souhaite acheter un billet via WYKER, c’est l’interface Digitick qui se charge dans l’application. Cela fait d’ailleurs partie de notre business model : Digitick nous reverse une commission par billet vendu grâce à WYKER.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que proposez-vous pour fidéliser les utilisateurs ? J’ai entendu parler de points…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les utilisateurs peuvent gagner des Wykepoints en fonction de leurs participations aux évènements. C’est ce que l’on appelle la « gamification » : nous avons ajouté un aspect ludique, qui permet de fidéliser les utilisateurs. L’idée à terme est de pouvoir dépenser ses points dans des boutiques de disques, auprès de labels vendant des produits dérivés, auprès des artistes, etc. Nous développons le partenariat dans ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J’ai vu que l’on pouvait noter les évènements. Je pense que les évènements ne sont pas un produit, leur qualité dépend du lieu, de la forme de l’artiste ce jour-là, du public… Et surtout ça n’est pas un service ! Comment peut-on noter un concert objectivement, et quelle en est l’utilité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est d’engager l’utilisateur. Ils peuvent avoir besoin de partager leurs sentiments après un concert. Nous réfléchissons d’ailleurs à la possibilité de rédiger des commentaires, ce qui nous semble davantage pertinent. Les artistes pourront même consulter les commentaires qu’ils auront reçus !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14096" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-1.png" alt="wyker-morgane-canastra-spanky-few" width="180" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si l’on utilise Wyker sans jouer le jeu du réseau social : le service est-il rendu de la même manière ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Absolument oui, il n’y a aucune pénalisation : seulement du bonus, si l’on joue le jeu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les fonctionnalités vont-elles être élargies ? Qu’est-il prévu ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons prévu d’ajouter des fonctionnalités dans la version 2, qui est prévue pour le troisième trimestre 2017. Il y est prévu notamment une synchronisation avec les comptes DEEZER et SPOTIFY des utilisateurs afin qu’ils ne ratent plus les concerts de leurs artistes favoris, ou encore la mise en place très attendue des sous-genres musicaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’application va-t-elle devenir payante ? Combien avez-vous d’utilisateurs aujourd’hui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, nous tenons à ce qu’elle reste gratuite. Depuis la mise en service de l’application (début novembre), nous avons 1000 utilisateurs, ce qui est un très bon départ !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Y a-t-il de la pub sur WYKER ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il y a deux espaces disponibles pour la publicité : au niveau de la page de démarrage de l’application, ainsi que sur le fil d’actualité des concerts. Nos espaces disponibles permettent aux marques de cibler leurs publicités en fonction des styles musicaux favoris de l’utilisateur, de son périmètre géographique, des salles de concert qu’il fréquente et des artistes qu’il va voir en concert.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Y a-t-il une interface pour les professionnels ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’instant non, il n’y a pas de profil particulier pour les professionnels, en revanche nous les invitons à nous contacter.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisateurs de concerts, les labels et même les artistes peuvent relayer l’information d’un évènement via WYKER, ils peuvent payer 9,90€ pour promouvoir un évènement, ou alors acheter un « pack events » de plusieurs crédits évènements et ainsi accéder à des prix plus attractifs. Quant aux annonceurs, ils peuvent bénéficier d’espaces publicitaires ciblés, comme déjà précisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à la « gamification » et au système de WYKEPOINTS, les labels et autres boutiques pourront proposer en échange des réductions sur leurs produits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14092" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-3.png" alt="wyker-morgane-canastra-spanky-few" width="640" height="421" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;">Comment devenir créateur d’application ?</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>T’es-tu improvisée créatrice d’application ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pas vraiment, car auparavant j’ai été chef de projet Digital. J’avais donc bien en tête la méthodologie de gestion de projet, en revanche j’ai découvert l’entrepreneuriat en créant WYKER.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qui développe l’application ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je travaille avec deux amis développeurs avec lesquels je me suis associée. Il s’agit même d’un couple d’amis Bertrand et Lola : l’un est développeur Android et l’autre développeur IOS. Ils se complètent parfaitement !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment t’y es-tu prise ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’après mon idée j’ai décrit toutes les fonctionnalités sur papier, j’ai créé le storyboard puis le design et l’identité visuelle, enfin les spécifications fonctionnelles afin que les développeurs puissent travailler sur le projet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu eu des sponsors pour le lancement du projet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, nous avons tous travaillé bénévolement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu été la seule à croire en ton idée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En réalité mon idée de départ concernait tous les types d’évènements culturels, et j’avoue que mes associés y croyaient, mais sans plus. On s’est finalement recentrés sur les concerts, car nous avions tous vécu la même frustration de rater un évènement musical auquel on aurait adoré se rendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions tous d’accord sur le fait qu’il manquait une application avec des fonctionnalités communautaires pour que cela n’arrive plus !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment as-tu trouvé le nom et l’identité visuelle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je voulais un mot à deux syllabes pour que cela soit simple à retenir, puis je voulais que l’on puisse le décliner facilement en d’autres formes de mots : par exemple on peut dire « combien de Wykepoints as-tu ? ». En ce qui concerne l’identité visuelle, je voulais que les couleurs fassent penser au milieu de la nuit. J’ai donc choisi le violet qui fait penser à l’obscurité, puis le bleu azur pour un effet néon. J’ai choisi une police libre de droit qui met en valeur la lettre « W ». Cette lettre est d’ailleurs devenue le logo de l’application.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel est ton rôle au sein de WYKER aujourd’hui ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme c’est l’idée que je porte depuis plus de deux ans, je suis la présidente et CEO de WYKER. Je le vois plutôt comme une philosophie professionnelle, en tous cas c’est ce qui me fait me lever le matin, car j’ai arrêté mon activité professionnelle pour mieux m’y consacrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Combien de temps s’est écoulé entre l’idée et la création de l’application ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai eu l’idée il y a deux ans. Je l’ai laissée mûrir dans ma tête pendant une année, mis le projet sur papier, puis le développement a commencé il y a un an. L’application a vu le jour quasiment un an jour pour jour après le début du développement.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-5.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-14095" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2017/01/wyker-morgane-canastra-spanky-few-5.png" alt="wyker-morgane-canastra-spanky-few" width="180" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Faut-il avoir THE idée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tu n’es pas la première à me poser cette question, on pourrait en discuter des heures ! Si je devais résumer je dirais que si l’on croit en son idée et que l’on a envie de l’emmener jusqu’au bout, alors c’est « THE idée ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite créer une application ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je dirais qu’il faut surtout croire en soi, croire en son idée, ne pas forcément écouter ses proches, car ils sont souvent réticents à la prise de risques que cette aventure représente pour celui qui se lance, et surtout il faut être déterminé. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir de l’expérience, car on peut formuler une idée avec ses propres mots et du bon sens. La détermination fait le reste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Télécharger Wyker : </strong><a href="https://itunes.apple.com/fr/app/wyker/id1125722167?mt=8" target="_blank">App Store</a> / <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.wyker" target="_blank">Google Play</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Frédéric Gourdet : La Réalité Virtuelle, une technologie enfin accessible ?</title>
		<link>https://www.spanky-few.com/2016/09/20/frederic-gourdet-la-realite-virtuelle-une-technologie-enfin-accessible/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 07:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre chroniqueuse Eugénie Goloschapov a rencontré Frédéric Gourdet, expert de la réalité virtuelle. Celui-ci nous parle de son expérience personnelle et de sa vision globale de cette innovation.   Tout d’abord, peux-tu définir avec tes mots, ce qu’est la Réalité Virtuelle, afin que nous parlions le même langage tout au long de cet entretien ? La Réalité Virtuelle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Notre chroniqueuse Eugénie Goloschapov a rencontré <a href="https://www.youtube.com/channel/UC6yrfwwZihgzDLlqXL6pzPQ" target="_blank">Frédéric Gourdet</a>, expert de la réalité virtuelle. Celui-ci nous parle de son expérience personnelle et de sa vision globale de cette innovation.</h2>
<h2 style="text-align: justify;"> <a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo2Fred.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13922" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo2Fred.jpg" alt="realite-virtuelle-spanky-few" width="700" height="466" /></a></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout d’abord, peux-tu définir avec tes mots, ce qu’est la Réalité Virtuelle, afin que nous parlions le même langage tout au long de cet entretien ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Réalité Virtuelle c’est la possibilité d’aller ailleurs en un instant, le pouvoir de se téléporter en quelque sorte, un don d’ubiquité à la portée de chacun d’entre nous, et ce, grâce à un outil technologique que l’on appelle actuellement « casque de réalité de virtuelle », (plus tard cela pourra être autre chose : des lunettes, des lentilles de contact,…). Grâce à cette technologie, on peut incarner quelqu’un d’autre. Le fantasme absolu de la Réalité Virtuelle étant de pouvoir faire ressentir des sensations réelles dans un monde parallèle au notre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment as-tu découvert la Réalité Virtuelle ? Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai toujours été naturellement curieux de connaître l’évolution des différentes technologies. J’ai donc découvert cela il y a 2 ans environ, puis j’ai suivi l’actualité de cette technologie. Ma première expérience avec un casque de Réalité Virtuelle a été un concert de Paul McCartney, la chanson « Live and Let Die » : une chanson pendant laquelle se déroule un spectacle de pyrotechnie. On est sur scène avec lui, parmi ses musiciens, j’ai vraiment ressenti des sensations sonores réalistes au niveau des instruments de musique : en fonction de ma position sur la scène j’entendais différemment chaque instrument grâce au son spatialisé. Et puis surtout, j’ai trouvé fabuleux le fait de pouvoir être là, sans y être vraiment, pouvoir vivre ce moment alors que ça n’aurait, dans la réalité, jamais été possible. C’est à ce moment-là que la Réalité Virtuelle a vraiment éveillé mon attention.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand as-tu réalisé que tu pouvais accéder à la réalisation de produits issus de cette technologie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j’ai découvert la Réalité Virtuelle, je me suis rapidement dit que les ouvertures qu’offrait soudainement cette technologie étaient infinies. C’était le futur. Comme c’était encore peu connu à l’époque, peu pratiqué surtout en France, j’ai pensé qu’il y avait encore beaucoup de choses à faire, d’expériences à imaginer, qu’on était au tout début d’une nouvelle technologie. C’était le moment de m’y mettre si je voulais apporter ma pierre à l’édifice. Cela me semblait également assez simple à mettre en œuvre, notamment en terme de matériel et puis pour le reste j’ai découvert que c’était pas mal de « bidouille ». Je m’y suis donc intéressé à fond, rejoint des forums et suivi des groupes Facebook, j’ai développé des connaissances, expérimenté en achetant mon propre matériel. Je me suis ensuite rapproché d’une société de production de films en Réalité Virtuelle Neotopy, dans laquelle j’ai été très bien accueilli. Ils ont apprécié le fait que je sois passionné par cette nouvelle technologie et ce que j’avais pu tenter dans mon coin en autodidacte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu fait la démarche seul ? Ou plutôt au sein d’un groupe de personnes qui t’ont aidé, aiguillé ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En fouillant sur internet, j’ai pu rejoindre des forums, suivre des groupes Facebook, même localisés aux Etats-Unis ! J’ai découvert que cette récente communauté était très ouverte. J’arrivais avec mes questions, on me conseillait ; j’arrivais avec des idées, on m’en donnait d’autres. Tout le monde faisait ses expériences de son côté, ce qui a permis d’échanger sur le sujet. C’était comme une cellule de R&amp;D spontanée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle a été ta première réalisation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’était une balade à vélo. J’avais posé la caméra dans différents endroits de mon village d’enfance, puis avec ma copine nous passions devant à vélo donc ; l’idée était de nous suivre dans différents lieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu es ingénieur, ton socle de connaissances t’a-t-il apporté une aisance ? Autrement dit, est-ce que tout le monde peut faire de la Réalité Virtuelle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce ne sont pas mes compétences techniques d’ingénieur qui m’ont aidé véritablement dans ce domaine, mais plutôt l’état d’esprit et la façon de penser, de raisonner : la curiosité, le côté « geek », passer du temps pour obtenir un résultat, l’améliorer, réitérer, etc. Tout le monde peut se mettre à la Réalité Virtuelle, pourvu qu’il soit motivé et prêt à y passer du temps !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment as-tu réussi à concilier ton métier et tes travaux en Réalité Virtuelle ? Quelle place cela prend-il dans ton emploi du temps ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout mon temps libre ! Ou presque… J’ai fini par demander à mon employeur actuel de travailler à 80%, afin d’avoir davantage de temps libre pour pouvoir vivre cette passion et de réaliser des projets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Songes-tu à une professionnalisation dans ce domaine ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Absolument, j’y travaille, j’en ai vraiment envie et cela va arriver !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as un grand réseau d’amateurs et de professionnels autour de toi. Comment cela s’est fait ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à internet et les réseaux sociaux…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu déjà collaboré sur un projet d’envergure ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, j’ai participé à un projet de concert filmé à 360° de Yael Naim avec Neotopy . Le film se nomme « Unexpected Concert ». C’était un projet important puisque c’était en quelque sorte un faux live avec un faux public, il a fallu faire jouer plusieurs fois les titres par l’artiste. On se rapprochait davantage d’un projet cinématographique, avec de la post-production etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce que cela t’apporte ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le fait de pouvoir être ailleurs. C’est vraiment fabuleux. J’aime aussi voir l’évolution de la technologie, découvrir les projets qui se réalisent, des perspectives auxquelles je n’avais pas pensé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel serait le projet VR (Virtual Reality) de tes rêves ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet reste pour l’instant dans mes rêves car je ne pense pas que la technologie permette actuellement de réaliser ce à quoi je pense…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo4Fred.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13925" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo4Fred.jpg" alt="realite-virtuelle-spanky-few" width="700" height="466" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Parlons à présent un peu des aspects techniques de la VR…</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>A quand remontent-les premières traces de Réalité Virtuelle ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vers les années 80 ont lieu les premières expérimentations en Réalité Virtuelle. A l’époque, ça n’était pas avec des caméras : seulement des mondes modélisés en 3D à l’aide d’ordinateurs qui prenaient une une place folle, avec d’énormes casques de Réalité Virtuelle. Les systèmes utilisaient un labyrinthe de câbles, ce qui devait parfois engendrer de grosses confusions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parle-t-on systématiquement de 360 degrés lorsque l’on parle de Réalité Virtuelle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non pas forcément : plusieurs expériences sont qualifiées de Réalité Virtuelle et se font à 180°, notamment pour de la formation (par exemple le pilotage d’un avion) mais aussi dans le domaine de la vidéo pornographique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a également beaucoup entendu parler de Réalité Augmentée. Peut-on faire un point sur cette technologie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Réalité Augmentée c’est le fait d’ajouter un ou plusieurs objets virtuels dans notre environnement réel. Par exemple : avoir des informations sur les places de Velib disponibles restantes ou sur le prochain métro rien qu’en regardant à travers le pot à crayon sur son bureau ; permettre à un ouvrier d’avoir des informations sur les pièces qu’il manipule comportant des instructions, etc.) C’est vraiment très différent de la Réalité Virtuelle, même si les termes semblent proches. Dans la Réalité Augmentée, on part de notre environnement actuel pour lui ajouter des informations virtuelles (hologrammes) alors que dans la Réalité Virtuelle on se déconnecte de l’environnement actuel pour se téléporter directement dans un environnement virtuel. En Réalité Augmentée, si l’information virtuelle envahit l’ensemble de notre environnement, on peut se poser La question de savoir jusqu’où s’arrête la réalité augmentée et à partir de quand parle-t-on de Réalité Virtuelle ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo3Fred.jpg"><img class="aligncenter wp-image-13926" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/09/Photo3Fred.jpg" alt="realite-virtuelle-spanky-few" width="700" height="394" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Devenir réalisateur de vidéo à 360°…</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>De quoi a-t-on besoin comme matériel ? Combien cela coûte-t-il ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j’ai commencé, il n’y avait pas encore beaucoup d’alternatives à la création d’une caméra constituée de 6 GoPro (450€/pièce) disposées en cube sur un Rig (support). Etrangement, les caméras destinées au grand public sont apparues avant la caméra 360° professionnelle. On trouve donc beaucoup de caméras abordables mais avec une qualité vidéo pas formidable, ce qui n’est pas encore optimal pour la Réalité Virtuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des formations existent-elles ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’existe pas encore de formation… Il faut apprendre en bidouillant !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On pense tout de suite aux applications au cinéma, au clip audiovisuel, aux jeux vidéos&#8230; Y a-t-il d’autres domaines dans lesquels la Réalité Virtuelle pourra briller ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, il y a le domaine éducatif, par exemple on pourrait imaginer emmener un groupe d’élèves dans un lieu culturel où ils n’auraient jamais pu aller, pas même dans le cadre d’un voyage scolaire. Le professeur peut ainsi directement interagir avec eux. L’expérience virtuelle est immersive et permet aux élèves de beaucoup mieux retenir l’information éducative car « ils y étaient ». Il y a aussi le tourisme : on peut désormais « emmener » une personne ne pouvant pas se déplacer aux quatre coins de la planète ! Sinon, la pornographie est un domaine dans lequel la Réalité Virtuelle a un grand rôle à jouer et en est d’ailleurs déjà très friande.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D’autres sensations peuvent-elles s’ajouter à une expérience de Réalité Virtuelle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui en effet, il existe déjà des expériences encore plus immersives : le but étant de convaincre le cerveau que l’on est vraiment ailleurs. On peut simuler encore plus l’environnement externe en synchronisant des jets d’eau pour simuler la pluie par exemple, du faux vent ou encore un fauteuil vibrant afin que le corps tout entier soit intégré à l’expérience. Certaines expériences vont encore plus loin grâce à des capteurs que l’on peut placer sur les membres de l’utilisateur afin qu’il puisse se déplacer dans le monde virtuel. Il y a également des objets pourvus de capteurs que l’utilisateur peut saisir afin d’interagir avec dans l’environnement virtuel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>As-tu des pistes pour un premier sujet à filmer en VR, pour un débutant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui lui plaît, un lieu qu’il connaît.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourrais-tu citer quelques vidéos que nos lecteurs pourraient aller regarder afin de s’en inspirer, de rêver ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=JxVVNm35rJE" target="_blank">Naive New Beaters &#8211; Heal Tomorrow &#8211; Clip 360° ft. Izia </a></p>
<p style="text-align: left;">La chaine Youtube de Frédéric Gourdet : <a href="https://www.youtube.com/channel/UC6yrfwwZihgzDLlqXL6pzPQ" target="_blank">https://www.youtube.com/channel/UC6yrfwwZihgzDLlqXL6pzPQ</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MIlRlMuIs48" target="_blank">A 360° Preview of Vrse </a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Bon à savoir&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Du 20 au 24 septembre à la Défense : <a href="http://www.ladefense.fr/fr/culture-loisirs" target="_blank">Mozart 360°, une expérience au cœur de l’orchestre</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Histoire : l&#8217;aquascooter de Bernd Boettger</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 07:36:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu d&#8217;histoire aujourd&#8217;hui sur Spanky Few. Les objets usuels que nous utilisons aujourd&#8217;hui ont été les innovations d&#8217;hier. L&#8217;aquascooter de Bernd Boettger en est une. À Berlin, l’été 1961, alors que le monde ne connaît pas encore les Beatles, se dresse le « Mur de la honte », privant les habitants de l’est de tout mouvement vers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Un peu d&rsquo;histoire aujourd&rsquo;hui sur Spanky Few. Les objets usuels que nous utilisons aujourd&rsquo;hui ont été les innovations d&rsquo;hier. L&rsquo;aquascooter de Bernd Boettger en est une.</h2>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/bernd-boettger-allemagne-innovation.png"><img class="aligncenter wp-image-13630" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/bernd-boettger-allemagne-innovation.png" alt="bernd-boettger-allemagne-innovation" width="700" height="447" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">À Berlin, l’été 1961, alors que le monde ne connaît pas encore les Beatles, se dresse le « Mur de la honte », privant les habitants de l’est de tout mouvement vers l’ouest de la ville. Les soviétiques empêchent ainsi toute migration de leur population Est-Berlinoise vers l’Ouest et cèlent les 28 prochaines années de ceux qui se trouvaient alors du « mauvais côté du mur ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette zone de séparation a été le théâtre de bon nombre de tentatives d’évasion vers le monde meilleur. Courageux, parfois farfelus, les Allemands de l’Est ont développé des stratagèmes variés tant le franchissement de la frontière à même le mur était quasi-impossible. De la dissimulation d’une fiancée dans une valise à l’échappée familiale en ballon, on peut dire que les résidents de l’Est ont fait preuve d’imagination. La frontière des deux Allemagne, dans les terres, s’étend au nord du pays jusqu’à la mer Baltique où de nombreuses tentatives d’évasion y ont également été menées. Les nombreuses patrouilles, les basses températures et le zèle des garde-côtes ont souvent eu raison des téméraires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 7 juillet 1967, Bernd Boettger, féru de sport et ingénieur de profession, tenta de s’échapper par la mer Baltique à la nage. Il fut rapidement repéré par les garde-côtes et ramené au pays. La Stasi (police secrète redoutée de la RDA) choisit de l’épargner d’un destin tragique car sa profession faisait de lui un homme précieux pour la République Démocratique Allemande. Bernd garda au plus profond de lui son désir de liberté afin de tenter de nouveau de le réaliser une année plus tard, avec cette fois-ci, aucun droit à l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors qu’il mit au point le tout premier scooter aquatique. Avec ses compétences d’ingénieur et sa pugnacité, il dessina et réalisa un moyen de se faire tracter sous la surface de l’eau, loin des côtes de l’Allemagne de l’Est. À la base du système, un moteur à essence en deux temps récupéré sur un vélo ainsi qu’un contenant cylindrique en guise d’échappement, faisant également office de flotteur. Il se fit expédier une combinaison par sa tante résidant à l’Ouest et se fabriqua un tuba. Enfin, en s’accrochant à un cadre métallique auquel fut fixée l’installation, il fit en sorte d’ être tracté sous l’eau à la vitesse de 2 nœuds (près de 4 km/h).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/bernd-boettger-allemagne-innovation-2.png"><img class="aligncenter wp-image-13631" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/bernd-boettger-allemagne-innovation-2.png" alt="bernd-boettger-allemagne-innovation" width="700" height="457" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bernd se rendit le 8 septembre 1968 sur la côte, une valise de plage à la main contenant son invention. Il n’avait bien entendu jamais pu la tester, ce qui ne lui laissa pas le choix : le scooter aquatique devait fonctionner dès sa première mise à l’eau. Sans cela, la Stasi l’interceptant une seconde fois lors d’une tentative d’évasion aurait sans doute écourté considérablement son existence. En lestant son corps de 12 livres (environ 5 kg) afin d’être maintenu sous la surface, il prit la mer en direction de la Suède, à très faible allure, se frayant un chemin parmi bateaux et projecteurs qui peuplaient alors les côtes allemandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Balayé par les courants, Bernd termina son épopée miraculeuse au large du Danemark où il fut sauvé, après 25 km parcourus accroché à sa machine sous-marine.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, le scooter aquatique de Bernd Boettger fit l’objet d’une adaptation commerciale (AquaScooter) et même d’une application militaire. L’objet joue même un rôle décisif dans un film de la saga James Bond.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prix de la liberté s’éleva ce jour-là à 50$, somme totale de ce que coutèrent les matériaux à Bernd.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/Sans-titre.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-13632" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/04/Sans-titre.png" alt="bernd-boettger-allemagne-innovation" width="366" height="469" /></a></h6>
<h6 style="text-align: justify;">Sources visuelles : www.hisutton.com, storksandwolves.wordpress.com, aeschne.wordpress.com</h6>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Quand Amazon s&#8217;inspire d&#8217;une supercherie du XVIII ème siècle</title>
		<link>https://www.spanky-few.com/2016/02/22/quand-amazon-sinspire-dune-supercherie-du-xviii-eme-siecle/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2016 09:04:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie Goloschapov]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le XVIIIème siècle touche à sa fin, un automate capable de jouer aux échecs avec talent fascine l’Europe. Ce personnage, doté d’un costume traditionnel de magicien oriental, voit sa célébrité naître sous le nom de « Turc Mécanique ». Trois siècles plus tard, un géant du web s&#8217;en inspire. Son nom : Amazon. Le « Turc [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Alors que le XVIIIème siècle touche à sa fin, un automate capable de jouer aux échecs avec talent fascine l’Europe. Ce personnage, doté d’un costume traditionnel de magicien oriental, voit sa célébrité naître sous le nom de « Turc Mécanique ». Trois siècles plus tard, un géant du web s&rsquo;en inspire. Son nom : Amazon.</h2>
<p><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few-3.jpg"><img class="aligncenter wp-image-13493" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few-3.jpg" alt="Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few.jpg" width="700" height="631" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le « Turc Mécanique », cet impressionnant personnage était fixé sur un meuble, au bas duquel on pouvait observer une machinerie complexe d’engrenages. Ces derniers s’actionnaient afin de faire bouger l’automate, jouant chacun de ses coups, devant le regard stupéfait d’une Europe crédule.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le Turc Mécanique n’est autre qu’une supercherie génialement imaginée. Les ingénieux rouages ne sont en réalité qu’un leurre. Le meuble peut contenir un être humain prodige du jeu d’échecs dont le rôle est d’actionner savamment le Turc.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes aujourd’hui au XXIème siècle. Cette invention savoureuse au service de la duperie en masse a inspiré un géant : entreprise incontournable dont la réputation n’est plus à faire quant aux conditions de travail déplorables qu’elle offre à ses salariés. AMAZON a créé son propre Turc Mécanique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few-2.png"><img class="aligncenter wp-image-13494" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few-2.png" alt="Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few.jpg" width="700" height="317" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le principe, que vous maîtrisez à présent, reste le même : des actions que vous pensez être le fruit du progrès de algorithmique et du traitement pointu de la donnée informatique sont en réalité réalisées par de petites mains… humaines ! Il s’agit d’offres d’emplois présentant une mini-tâche faisant appel à une moindre qualification. Ces offres, qui vont de la traduction d’un bout de texte à l’identification de visages sur les photos, en passant par la classification d’images ainsi que la transformation de son en texte, font l’objet d’une mini-rémunération de quelques centimes de dollars. En plus de nourrir l’illusion d’une informatique surpuissante, le résultat de ces tâches sont des données vouées à enrichir les algorithmes existants. Progrès ou régression ? À vous de voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce système n’est pas sans rappeler le principe des « calculateurs humains » &#8211; soit le Projet Manhattan : des opérations d’une grande complexité réalisées par fragments, par des personnes sous-payées. Le système des « calculateurs humains » a notamment été mis en place pour la création de la première bombe atomique entre 1942 et 1946. Ce progrès serait-il teinté de perspectives effrayantes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few.jpg"><img class="aligncenter wp-image-13492" src="http://www.spanky-few.com/wp-content/uploads/2016/02/Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few.jpg" alt="Calculateurs-humains-Turc-Mecanique-amazon-spanky-few.jpg" width="700" height="555" /></a></p>
<h6 style="text-align: justify;">Crédits : Photo 1 : ©WIKIMEDIA COMMON &#8211; Photo 2 : Calculateurs humains – Projet Manhattan By Ed Westcott / US Army / Manhattan Engineering District[1] &#8211; Ed Westcott / American Museum of Science and Energy, other versions available at http://smithdray1.net/angeltowns/or/go.htm and http://www.flickr.com/photos/amse/2965052816/, Public Domain, <a href="https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7004963">https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7004963</a> Photo 3 : Offres d’emplois sur le site “Mechanical Turk” d’Amazon</h6>
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