302496 10150422609988488 1257344398 n Adèle Bauville, boss du festival Artchikult

Adèle Bauville

Il y a quelques jours, nous vous présentions le festival Artchikult, qui aura lieu en juillet à Paris. Nous avons rencontré Adèle Bauville, fondatrice du festival, qui nous en dit un peu plus sur celui-ci.

Bonjour Adèle, pouvez-vous nous expliquer quel est votre parcours. Qui êtes-vous et d’où venez-vous ?

Bonjour Déborah, je suis un peu ce qu’on appelle « Multi Pass »… J’ai fait une formation de communication spécialisée en industrie musicale à Issoudun (au milieu de nulle part) ! Puis il y a 6 ans je suis venue sur Paris où j’ai d’abord travaillée en tant que chargée de com en label puis en tant qu’administratrice et chargée de production, coordinatrice artistique au Solidays et depuis 2 ans je travaille aussi comme régisseuse plateau en concert.

Vous avez fondé l’Agence de communication culturelle Cultural Behavior. Quelles sont les missions de cette agence et quels sont vos clients ?

En effet, après un séjour de plusieurs mois à New York j’ai décidé de créer CB (septembre 2010), car il me semblait important de redynamiser la scène parisienne sur le même principe que les fêtes new-yorkaises qui sont un mélange de divers arts qui se mêlent à la perfection, mais que nous ne trouvons que trop peu sur Paris. Cultural Behavior à donc cette démarche de revitalisation de la scène culturelle parisienne, via 3 axes de développement :

•  Organisation d’évènements / Soirées « Cultural Behavior »: rendez-vous pluriartistiques (Musique/ Performances / Théâtre / Danse / Expositions / Installations vidéos & numériques ) autour d’un thème choisi. À chaque édition, le thème change.
•  Programmation artistique (proposition de plateaux d’artistes lors d’évènements tiers)
•  Développement d’artistes « talents émergents »

Vous faites du management artistique. Selon vous, quel est l’avantage, en tant qu’artiste, d’être défendu par une agence plutôt qu’un manager indépendant ?

L’avantage premier est bien entendu, les moyens financiers mis en oeuvre par les agences qui sont plus importants que par un manager indépendant. Nous sommes pour nos artistes tant donneur de conseils que producteur, car une partie des fonds récoltés sert à être réinvestis dans divers projets comme celui de la production d’un album ou d’un clip par exemple. De plus il ne s’agit pas que d’une personne qui s’occupe d’un groupe, mais de toute une équipe qui aide sur tout les fronts.

Cultural Behavior, c’est aussi 3 évènements culturels donc le dernier qui a lieu en juillet : Artchikult. Pouvez-vous nous en expliquer le concept ?

Artchikult est un festival pluri artistique (musique, performances, expositions, vidéos / graphisme, installations digitales…) sur trois jours et trois espaces en un lieu unique  puisqu’il s’agit du « Café A » situé au sein même de la maison de l’architecture à gare de l’est. Le lieu dispose de 3 espaces ayant une thématique différente :  Café / espace digital et nouvelles technologies, Chapelle / concerts live amplifiés et performances, Jardin / concerts acoustiques et performances.

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Adèle Bauville

Organiser un festival de cette ampleur, on imagine que c’est beaucoup de stress et de préparation. Comment cela se passe-t-il ?

Plus que les stress le plus difficile à gérer restent les échéances à respecter. Une organisation et une rigueur de fer sont obligatoire les 3 derniers mois avant l’évènement, mais de ce côté-là pour l’instant tout va bien.

Quels sont les artistes que nous allons retrouver chez Artchikult cette année ? Comment les avez-vous choisis ?

La liste est un peu longue, mais pour les plus connus vous retrouverez Hyphen HyphenPégaseBRNS  et Birdy Hunt. Le travail artistique est le plus compliqué sur ce genre d’évènement, car au départ il faut décider de la ligne directrice artistique à  suivre. Sur cet évènement le but étant de présenter des artistes émergents de tous horizons représentant la scène de demain. Tous ont déjà un beau parcours (la plupart étant au programme de très gros festivals type Rock en Seine, Solidays, Dours…), mais ne sont pas encore très connus du grand public.

Mêler musique, art et performance, c’est primordial pour vous ?

Oui ! Un festival de musique, un vernissage, une expo, une pièce de théâtre… sont souvent un peu barbant car trop monotone. Le problème que nous avons en France c’est que tout doit être dans une case… Quand vous allez faire une expo ou que vous participez à un vernissage la plupart du temps c’est une ambiance déprimante et très mondaine où tout est codifié et où pour un peu que vous ne fassiez pas partie de leur monde les gens aux alentours vous regardent bizarrement… C’est valable au théâtre, dans le milieu du cinéma ou même de la mode… Ici tous les codes sont effacés, car la population se retrouve mélangée et les valeurs simples retrouvées. De plus si vous n’aimez pas l’une des prestations d’autres activités sont présentent et se déroulent en même temps !

Vous avez eu un coup de cœur particulier cette année ?

Plusieurs, mais j’ai hâte de voir PINS qui viennent d’Angleterre dont j’ai tant entendu parlée et que je n’ai pas eu l’occasion de voir en concert, car le 13 juillet sera pour elles leur première date française et aussi Cart’1 et Experienss (collectif de graff numérique).

Peut-on attendre une nouvelle édition d’Artchikult l’année prochaine ?

Oui bien entendu, mais la date sera dévoilée à la rentrée !

Quels sont les projets futurs de Cultural Behavior ?

Un plus grand festival en extérieur, une belle réussite pour les Ruby Cube que nous soutenons et aidons dans leur démarche artistique… Et pleins de projets autres en cours que vous pourrez découvrir sur notre site www.culturalbehavior.fr ou sur Facebook à la page Cultural Behavior.

culturalbehavior artchikult11 Adèle Bauville, boss du festival Artchikult

Adèle Bauville