Chose peu courante chez Spanky Few, nous allons aujourd’hui vous parler de beauté. Mais pas de n’importe quelle manière. En effet, nous avons rencontré la talentueuse Capucine Piot, à la tête du blog Babillages. Ce dernier est une vraie référence, aussi bien pour les férues de beauté que des professionnels du secteur. Retour sur le parcours de Capucine et sur sa vision de la blogosphère et de ses enjeux.

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Hello Capucine, peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai ouvert mon blog il y a presque 7 ans pour y parler cosméto. Côté vie pro, j’ai fait un double cursus en journalisme et en communication. Je travaille aujourd’hui à mon compte en tant que consultante en communication digitale & consultante cosméto pour des marques et des agences.

Comment t’es venue l’envie de bloguer et pourquoi avoir choisi le thème de la beauté ?

Tout a commencé par hasard, j’étais stagiaire dans la presse féminine. Au sein d’une rubrique beauté, comme par hasard ! J’avais envie de faire ce métier, je me suis dit que pour me faire remarquer par mes futurs maîtres de stage, un blog pourrait être intéressant. Il y a 7 ans, un blog beauté, ça n’était vraiment pas banal : on me regardait souvent avec des yeux tout ronds. Et puis, des gens que je ne côtoyais pas se sont mis à se connecter à Babillages. Et la suite, vous la connaissez.

Travailles-tu spontanément ou établis-tu une ligne éditoriale précise ? 

Mon blog retrace mon cheminement cosméto personnel. La part de spontanéité est donc très importante et bien que je me sois professionnalisée dans ma façon de fonctionner en coulisses, ce point n’a pas changé. En revanche, oui, je tiens à ma ligne éditoriale… qui n’empêche pas la spontanéité !

Parmi tes articles, quel sujet t’a le plus passionnée ? 

Il y a sept ans, les égéries me fascinaient. J’étais jeune, je m’identifiais à certaines d’entre elles. Ensuite, j’ai été passionnée par les problématiques anti-acnéiques. Aujourd’hui, j’ai grandi et mes sujets de prédilection sont plus particulièrement liés à mon travail : du marketing, de la com… et de la cosméto ! Mais j’en parle très peu sur mon blog car Babillages est pour moi un espace personnel, une bulle qui me permet de m’échapper de mon quotidien.

Selon toi, les blogs sont-ils complémentaires avec la presse féminine ?

Vaste sujet… ! Tout ce que je peux dire c’est que la blogosphère féminine est en pleine mutation en France, depuis une bonne année. J’espère que la professionnalisation ne donnera pas naissance à trop de dérives et que nous parviendrons tous à aller dans la bonne direction.

Envisagerais-tu de passer au journalisme papier dans un magazine féminin ou pourquoi de décliner ton blog en version papier ?

Je n’exclus rien. Mais je n’envisage rien non plus à ce sujet. Babillages a selon moi son propre territoire d’expression qu’est le web. Je ne pense pas que cela s’exporterait bien en version print tel qu’il est conçu.

Les marques se comportent-elles différemment selon qu’elles s’adressent à une blogueuse ou à une journaliste ? 

Oui et non. Il y a les marques qui ont tout compris et celles qui prennent difficilement le pas du digital. Mais tout ça, c’est mon métier et je prends un plaisir d’accompagner certaines marques dans la bonne direction.

On reproche parfois aux blogueuses d’écrire des articles élogieux en échange de cadeaux. Que réponds-tu à ce genre de propos ?

Oui, ça existe. Les échanges de bons (ou mauvais !) procédés ont toujours existé : j’ai pris le parti de continuer à tracer ma route, sans me soucier de tout cela. Chacun son éthique après tout…

Quels sont les blogueurs que tu admires ou pour qui tu as eu un coup de cœur ? 

Je n’ai pas d’admiration pour un blogueur en particulier.  J’aime lire beaucoup de blogs, je me suis liée d’amitié avec certains blogueurs, mais le terme « admiration » est trop fort pour moi.

Babillages va-t-il évoluer dans le futur et que peut-on te souhaiter pour la suite ?

On peut me souhaiter d’arrêter mon blog avant ma retraite ! Ah ah !