Dans le désert palestinien ou à travers des champs de légumes de Jenin, on peut apercevoir des pistes de course mystérieuses. C’est là-bas que s’entrainent Betty, Marah, Mona, Rhana ou encore Noor, celles qu’on surnomme les Speed Sisters. La réalisatrice Amber Fares les a suivies.

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Jusqu’à maintenant, le monde de la course automobile au Moyen-Orient était dominé par la Palestinian Motor Sports and Motorcycle Federation. Celle-ci organisait des courses dans différentes villes de Palestine et permettait aux jeunes et moins jeunes d’avoir une échappatoire, un moyen de mettre un peu de positif dans le quotidien. Très populaires, ces courses étaient néanmoins réservées aux hommes.

C’était sans compter 5 jeunes femmes passionnées de vitesse et d’automobiles qui ont décidé de se joindre à ces célèbres courses et de prouver que non seulement elles sont égales aux hommes, mais qu’en plus elles peuvent être plus rapides. Très controversées, les Speed Sisters fédèrent pourtant derrière elles de plus en plus de jeunes en Palestine et à travers le monde, surtout depuis que Marah Zahalka, la benjamine des Speed Sisters a remporté le titre de “Femme la plus rapide de Palestine”.

La réalisatrice expatriée en Palestine Amber Fares a suivi les Speed Sisters pendant 4 ans, accompagnée de Helen Eltrop et Sue Sanders, deux anciennes pilotes. Un long périple plein de péripéties et d’adrénaline que la réalisatrice raconte dans un documentaire dont la sortie – si elle se fait attendre – ne devrait pas tarder à arriver. « La course est un petit challenge comparé à celui de la vie quotidienne, qui se déroule dans un État naissant qui a du mal à gérer le conflit et l’occupation. Ces jeunes femmes doivent vivre avec le développement de leur pays, sa politique, ses tensions. Et dans le même temps, elles doivent gérer leurs propres attentes sociales et leurs choix personnels au niveau de la famille, de leurs vies professionnelle et amoureuse.«