Le quartier de Gerland à Lyon entre dans une nouvelle ère avec le programme immobilier Follement Gerland, initié par le constructeur Bouygues Immobilier. Ce dernier présente son programme comme un laboratoire du « vivre ensemble » grâce à une palette de services sociaux et technologiques. On fait le point !

follement-gerland-lyon-architecture-urbanisme-spanky-few

Tout d’abord, un peu de contexte. Gerland est un quartier lyonnais qui connait depuis quelques années une mutation profonde. Nouveau pôle de technologie biomédicale de pointe, le quartier connait aussi un renouveau résidentiel avec la mise en place de plusieurs programmes dédiés (le nombre d’habitants doit d’ailleurs atteindre les 40.000 d’ici 2020 contre 30.000 en 2012). Le réseau de transport urbain doit aussi se développer dans cette zone pour optimiser la mobilité des habitants et continuer à faire évoluer le quartier.

Bouygues Immobilier y a récemment vu une opportunité unique de tester un programme encore inédit en France : Follement Gerland. Ce dernier, s’étalant sur trois ans, prévoit d’offrir aux habitants et usagers une expérience quotidienne sociale et technologique grâce à l’utilisation de nouveaux services. « Au-delà de la simple construction d’un immeuble, Bouygues Immobilier souhaite se positionner comme un opérateur urbain global, explique Véronique Grojean, directrice des opérations en charge du projet Follement Gerland. Avec le développement de logements, mais aussi de quartiers plus mixtes, avec une offre tertiaire et un ancrage sur les territoires plus importants. »

Et parmi cette offre, on trouve notamment des chambres d’hôtel au sein même de la copropriété, des terrasses communes aménagées pour des événements et l’accueil de manifestations et d’associations. Mais aussi des partenariats avec des starts-up locales comme Green One, qui propose un service de vélos électriques partagés. Les habitants peuvent également profiter d’espaces de bricolage et de stockage partagés, pour encourager l’entraide et la co-création.

Enfin, des « animateurs de copropriété », des « managers de copropriété » et des jardiniers sont chargés de maintenir le lien social en organisant des ateliers, des séances de sport ou encore en initiant les usagers aux principes de biodiversité en s’occupant de ruches placées sur le toit de la résidence étudiante du complexe. Le tout avec un mot d’ordre : communication. Et pour ce faire, une autre start-up, Citylity, propose une plateforme qui connecte les habitants entre eux, et avec le syndic et les commerçants du quartier. Un bon moyen pour favoriser les échanges et répondre à l’enjeu du projet : le « vivre ensemble ».

Pour Véronique Grojean, ce projet est un test qui s’annonce couronné de succès. « C’est la première fois que Bouygues Immobilier reste présent après la livraison pour mesurer quantitativement et qualitativement les services qui ont été mis en place. C’est notre laboratoire d’expériences. À terme ce serait génial que les conseils syndicaux avec les copropriétaires puissent s’approprier les animations, et peut-être commencer un début d’autogestion. Ce serait pour nous synonyme de réussite ».

Source : Demain la Ville

A propos de l'auteur

Déborah Larue
Créatrice de Spanky Few