Antoine Bruy a parcouru l’Europe et les Etats-Unis pendant cinq ans pour photographier ceux qui ont choisi de s’éloigner définitivement de la civilisation. Il en a conçu une série émouvante et mélancolique : Scrublands.

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

Une femme qui bêche la terre au milieu des montagnes. Un homme qui fume assis sur un rondin de bois… des scènes anodines qui prennent pourtant une saveur particulière quand on sait qu’elles sont les portraits d’hommes et de femmes qui ont choisi de rompre avec la civilisation. Pour certains, c’est un besoin de se reconnecter avec la nature et leur nature. Pour d’autres, c’est le rejet de la société de consommation qui a été un délic. Mais tous ont commun une volonté d’éloignement.

De 2010 à 2015, le photographe Antoine Bruy a voyagé en Europe et aux Etats-Unis à la rencontre de ces « néo-hermittes ».

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

De 2010 à 2015, j’ai voyagé à travers l’Europe et les Etats-Unis en auto-stop avec le but de rencontrer ces hommes et femmes qui ont fait le choix radical de vivre loin des villes, en rupture avec un mode de vie qu’ils considèrent bien souvent comme étant obsédé par le rendement et l’efficacité et qui aurait la consommation pour seul horizon. Dépourvu d’itinéraire précis, forcé par les rencontres et le hasard, ce voyage aura pris à mes yeux le sens d’une quête initiatique finalement similaire à celles de ces familles. Huit de ces expériences sont ici relatées, et suivent des destins bien particuliers. Dans ce travail, c’est moins une profondeur politique et théorique que j’ai cherché à sonder qu’une pratique quotidienne et immédiate, d’où une certaine nécessité d’opérer un travail de détachement face à des images qui nous forcent pourtant à nous positionner.

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

anotine-bruy-Scrublands-spanky-few

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.