On n’osera pas dire que c’est une mode, mais il s’avère que toutes les grandes villes du monde au aujourd’hui leur quartier en phase de gentrification. On vous a plusieurs fois parlé de Paris, aujourd’hui nous partons pour vous vous à la découverte de King’s Cross, à Londres.

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Il y a encore peu de temps, aller à King’s Cross relevait de l’expédition et il était presque impensable de considérer ce quartier comme autre chose que « malfamé ». Et pourtant, depuis quelque temps, la donne a changé et au même titre qu’un Barbès, l’endroit connait une mutation fulgurante. Cela a commencé par la rénovation récente de sa gare (financée à hauteur de 500 millions de livres), qui a précipité les investissements immobiliers avec pour objectif de transformer King’s Cross en un quartier central et ultra moderne.

En quelques mois, des programmes immobiliers luxueux ont fait leur apparition et on attiré des géants du luxe et de la tech qui y ont installé leurs bureaux. On citera notamment Vuitton, The Guardian et Google (avec son immeuble à un bâtiment de 650 millions de livres). Pour le géant d’Internet, le quartier était une évidence. “C’est un gros investissement, car nous souhaitons nous engager de plus en plus en Grande-Bretagne, là où les premiers ordinateurs ont vu le jour et où le web a été inventé”, a ainsi  déclaré Matt Brittin, vice-président Europe du Nord du géant américain.

On trouve aussi à King’s Cross des institutions comme l’école d’art Central Saint Martins ou le centre de recherche biomédical du Crick Center. Très vite, les restaurants branchés, les galeries et les boutiques ont pris le relai. Sans oublier les initiatives locales qui ont fini d’asseoir la réhabilitation de King’s Cross. On pense par exemple au Skip Garden, un potager mobile qui se déplace dans tout le quartier et qui fait aussi office de boutique et restaurant bio. Mais aussi au King’s Cross Pond Club, une piscine naturelle creusée au milieu de béton et purifiée par des plantes.

Au total, ce sont 27 hectares de site post-industriel qui ont trouvé une nouvelle vie. Le pendant, c’est bien entendu des loyers plus élevés, car plus de demandes. Mais pour le moment, personne n’a l’air de s’en plaindre. Qu’en pensent les habitants historiques ?

Crédits visuels : mytourduglobe

A propos de l'auteur

Déborah Larue
Créatrice de Spanky Few

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